![]() |
Presentation | ||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||
|
Download Project file (3.11 Mo) :
Présentation (2.15 Mo) :
S'inscrire à l'association (0.18 Mo) :
|
A la terrasse d'un café dans le centre de Paris, Philippe Osset (alias Préz), président de l'association 'Les 1000 jours des 1001 nuits', interviewe Claude Mamier et Philippe Dulauroy sur la teneur de leur projet... Préz : Bon, Philippe et Claude, cela fait des années que l'on vous appelle Dul et Claudio, moi le premier, je ne pense donc pas que ce soit utile de changer aujourd'hui, pas vrai ? Dul et Claudio (en choeur) : Tout à fait d'accord ! Préz : Très bien, très bien. Puisque je suis le président de l'association que vous venez de monter pour soutenir votre projet, je n'ignore pas grand chose de ce que vous allez m'expliquer dans l'heure qui suit, mais justement, faites comme si vous deviez me convaincre à nouveau. Alors est-ce que vous pouvez me décrire votre projet ? Claudio : Notre but est de réaliser un tour du monde en collectant au fur et à mesure, auprès des conteurs locaux, les contes et légendes relatifs aux pays, aux régions, voire même simplement aux villages que nous traverserons. Et comme nous ne voulons pas être en reste, nous allons rassembler de notre côté quelques contes de notre Normandie natale que nous pourrons raconter en échange. Et au fur et à mesure, nous serons en mesure de transmettre à un endroit les histoires apprises à un autre, racontant à des Cambodgiens une légende kenyane, à des Boliviens un conte syrien. Préz : Et que faites-vous de la barrière de la langue ? Dul : En plus du français, bien sûr, nous parlons tous les deux anglais. Nous sommes également en train de prendre des cours d'espagnol puisque, comme nous le verrons plus tard, nous allons passer pas mal de temps dans des pays hispanophones. Mais ces trois langues sont évidemment bien loin de tout résoudre. C'est pourquoi, de pays en pays, nous devrons partir en quête de personnes capables de nous servir d'interprètes. On voit, aussi bien au niveau des conteurs que des interprètes, que notre voyage est vraiment centré sur la rencontre avec l'autre, sur la recherche de l'autre : nous partons pour voir le monde et pour découvrir ceux qui le peuplent, nous ne partons par pour 1000 jours de tourisme ! Préz : Justement vous parlez de 1000 jours, c'est la durée de votre voyage ? Dul : Exactement ! Nous avions d'abord pensé à un an, voire deux, et puis il s'est avéré, au fur et à mesure que le parcours se traçait, que cela ne suffirait pas. Nous avons alors décidé de prendre comme référence un des contes les plus célèbres du monde, 'Les 1001 Nuits', et de vivre ce dont on ne parle jamais : les 1000 jours qui séparent les 1001 nuits. D'où le nom donné à notre projet, qui est aussi celui de cette fameuse association dont tu as bien voulu t'occuper. Préz : Oui d'ailleurs, pendant qu'on en parle, pourquoi cette association ? Claudio : Eh bien notre but n'est pas de disparaître un soir pour réapparaître tout d'un coup deux ans et neuf mois plus tard : nous comptons bien que notre périple soit suivi ! Et l'outil le plus important de ce suivi sera un site web qui est déjà en ligne et que l'on peut visiter à l'adresse www.1000jours1001nuits.net. Grâce à la prolifération des cybercafés de part le monde, nous aurons la possibilité de communiquer textes et photos constituant notre carnet de route. Un des buts majeurs de l'association est donc d'assurer le maintien et la mise à jour de ce site afin que ceux qui s'intéressent à notre aventure nous 'pistent' pas à pas. De plus, nous espérons que les partenariats que nous aurons établis avant notre départ ne seront pas les derniers, et qu'au fur et à mesure que ce tour du monde un peu spécial se fera connaître, de nouveaux partenaires auront envie de nous rejoindre. Puisque nous serons sur les routes, ce sera donc à l'association de gérer la relation avec ces nouveaux arrivants, sans bien sûr oublier les anciens. Préz : Donc, en plus de la collecte des contes, vous comptez tenir le récit détaillé du voyage. Claudio : Bien évidemment ! Nous vivrons des moments dont nous n'avons même pas idée, et nous tenons à les faire partager. Par exemple, nous n'avons pas l'intention que les conteurs restent anonymes. Avec leur consentement, nous les prendrons en photo et nous les interviewerons afin que ceux qui liront ensuite leurs histoires puissent les imaginer en train de raconter. Nous voulons aussi rendre compte des merveilles que nous verrons, des personnes que nous rencontrerons, des petites anecdotes de cet ailleurs au quotidien. Le monde nous changera, c'est certain, et relater notre propre évolution au cours de ces 1000 jours sera une aventure en elle-même à l'intérieur de la grande. Préz : Et vous avez chacun votre rôle ? Qui fait quoi dans cette affaire ? Claudio : Ma foi j'ai toujours tenu des carnets de route durant mes propres voyages, et j'écris des nouvelles qui sont publiées depuis trois ans. Je m'occuperai donc principalement du récit du voyage, ainsi que de la mise en forme des contes. Dul, dont les photos n'ont d'amateur que le nom, assurera la mise en images du parcours. Dul : Mais comme je compte écrire aussi, j'espère bien que tu te mettras à la photo ! Claudio : C'est vrai, c'est vrai... Préz : La date du grand départ ? Dul : Pour bénéficier d'un bon compromis sur les conditions climatiques tout au long du parcours, nous devons quitter la France en été. Nous avons décidé de partir symboliquement le 14 juillet 2003 : nous nous éclipserons tandis que les autres feront la fête... |
||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||